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Un proto solo et des séries très serrés aux arrivées

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Avec d'un côté un proto – le 1019 Réseau Etincelle, intouchable et impérial, qui s'impose dès potron minet avec un wagon d'avance sur le reste de la flotte, et de l'autre une jolie clique de séries – les 979 YC St Lunaire-ARSEP, 951 Fond Apro et 977 Clair'Ocean Sailing -, que seule une poignée de minutes parvient à départager sur les places du podium, le rideau est tombé de la plus belle manière au petit matin, ce samedi, sur la 7è Plastimo Lorient Mini 6.50. Fidèle à son habitude, cette épreuve inaugurale du circuit 6.50 sur la façade Atlantique a donné lieu à une régate côtière particulièrement disputée sur son format en double qui donne le tempo pour la suite de la saison. Du sport, du fun et beaucoup de convivialité ont animé les rangs de la course sur son parcours de 290 milles entre Penmarc'h et Yeu qui rassemblaient parmi les 69 duos sur les rangs des concurrents en lice pour la prochaine Mini-Transat, associés à des inconditionnels de la classe ou à des talents du large, heureux de s'offrir une petite virée à bord de ces « mini » voiliers aux sensations fortes garanties.

 

Les honneurs de la ligne ont toujours une saveur particulière. Surtout quand ils viennent récompenser une course menée de bout en bout avec une avance qui augmente au fil des milles d'un parcours pourtant complet, technique et rythmé alternant toutes les allures. C'est en fin de nuit glaciale sans lune, alors que l'aube pointait, à 06h38, que les  incontestables leaders, Pierre Le Roy et Cédric Faron, ont tiré le dernier bord au près serré les menant seuls en tête sur l'arrivée de cette Plastimo Lorient Mini 6.50. Les yeux tirés par le sel, le froid et la fatigue, les deux compères ne cachaient pas les émotions qui les asseyaient au terme de leur chevauchée fantastique à bord d'un petit voilier, sistership du double vainqueur de la Mini-Transat, qui disputait sa toute première course. Un baptême du feu sur l'eau réussi haut la main par le duo de ce premier proto. Au  final, il affiche 2 heures et 15 minutes d'avance sur le deuxième, le 787 Decosail mené par le double mixte Nolwenn Pebelier/Nicolas D'Estais, lui même suivi, huit minutes plus tard par le 3è proto, le 950 Porsche de François Champion et Paul Marette. Pour Pierre Le Roy, qui affiche déjà une Mini-Transat au compteur côté série, et qui s'est lancé l'année dernière dans une toute autre aventure avec la construction d'un nouveau proto sur plans David Raison, ce résultat c'est d'abord le fruit d'une belle amitié avec son binôme et préparateur. Il est ensuite le point de départ d'une saison qui débute en fanfare et son lot d'étincelles à la clé d'entrée de jeu. 

 

Les mots des vainqueurs en proto

Pierre Le Roy : « Cette histoire a commencé le 12 octobre quand j'ai reçu la coque de ce nouveau bateau et que je ne pouvais pas m'en occuper. Cédric l'a récupéré ; et depuis on a tout fait ensemble jusqu'à cette première course en double. Et on la claque ! L'histoire est belle, c'est génial ! On savait que ce bateau va fort. On voulait le montrer, mais sans trop tirer dessus, puisqu'il sort du chantier et qu'il nous reste pas mal de boulot à bord. On a cassé une dérive qui s'est coupée en deux. Il va falloir qu'on regarde ce qui s'est passé. On s'est efforcé de faire une belle trace, de prendre les bonnes bascules de vent et les courants dans le bon sens. On est allé à plus de 18 nœuds, notamment au passage de la Teignouse. On a eu très froid, mais on était au sec, ce qui m'a changé la vie après trois ans de Pogo 3 ! C'est une belle satisfaction de commencer de cette manière l'histoire avec l'association Réseau Etincelle qui fait de la réinsertion professionnelle pour les jeunes un peu perdus. Je suis super fier de ce que nous avons fait. »

Cédric Faron : « On n'a pas pris un super départ, mais on a été surpris de remonter aussi rapidement toute la flotte et de se retrouver dès la première bouée en tête. On a découvert le bateau qu'on a testé pour la première fois dans ce contexte de course et avec autant de concurrents. On a vu qu'il marche bien sous toute les allures. Une fois qu'on a été devant, on a fait que bouriner en allant au bon endroit. Plus que la vitesse de pointe, c'est la vitesse moyenne élevée qu'on a tenu qui a permis de creuser les écarts. Il ne décélérait jamais… C'est vraiment plaisant de finir avec cette première victoire de bon augure pour la suite de la saison de Pierre. »

 

Si la victoire ne semblait pas pouvoir se dérober sous l'étrave du proto 1019, ce n'était pas du tout la même histoire dans le camp des séries, où la primeur de la ligne d'arrivée s'est jouée sur le fil, dans les ultimes longueurs, sur les coups des 09 heures ce matin, au terme d'un parcours que les premiers de cordée ont disputé au contact et à vue tout du long. C'est même sur un dernier round en version match racing que le 979 YC St Lunaire-ARSEP du duo Hugo Dhallenne/Thibaut Vauchel Camus et le 951 Fond Apro du tandem Paul Cloarec/Benoit Hantzperg ont finalement conclu la régate de tous les instants qui les a opposés, à d'autres sérieux équipages, depuis le départ jeudi à 17 heures. Au bout du compte deux minutes séparent les deux premiers du classement des séries, qui terminent respectivement 4è et 5è au scratch.

 

Les mots des vainqueurs en série

Hugo Dhallenne : « J'ai fait ma qualification hors course pour la Mini Transat il y a deux semaines et après cette course normalement, c'est bon. On s'est bien battu avec les copains. On a passé un très bon moment sur l'eau et c'est vraiment très plaisant de finir sur une victoire. Il a fallu aller la chercher et se battre jusqu'au bout, c'est d'autant plus satisfaisant ! »

Thibaut Vauchel Camus : « Du contact du début jusqu'à la fin avec trois/quatre leaders différents tout au long du parcours. On a mené, on a mal joué, on s'est fait reprendre, on a eu peur, on est revenu, on s'est fait repasser, et cela s'est bien fini en speed test dans les petits airs. Cela s'est joué à peu de choses face au 951 qui a très, très bien navigué. On a eu une belle régate dans un bon esprit. On a fait une belle balade avec un petit tour des îles Groix, Belle-Ile, Yeu avec des couchers de soleil magnifiques. Cela a vraiment un petit goût de reviens-y ! »

 

Le 977 Clair'Ocean Sailing de Claire Montecot et Guillaume Quilfen complète ce podium 100 % Maxi 6.50, nés eux aussi des planches à dessin de l'architecte naval David Raison qui fait carton plein sur cette Plastimo Mini Lorient 6.50 dans des conditions de portant et de reaching majoritaires très favorables aux nez arrondis. A noter que le premier Pogo 3, le 966 Avelasailing.com de Léo Debiesse et Ediz Onen termine en 5è position dans sa catégorie, avec un écart de 24 minutes sur le premier. Ce samedi après-midi, alors que le vent commence à s'essouffler, les arrivées s'étalent de plus en plus. A l'heure où nous écrivons ces lignes, 33 équipages sur les 59 en course sur cette Plastimo Lorient Mini 6.50 qui déplore dix abandons, ont coupé la ligne. Les dernières ETA établies par Christian Dumard, consultant météo et Gildas Morvan, directeur de course, voient le dernier en finir entre 22h et minuit ce samedi soir. Le classement complet sera accessible en ligne dès que possible sur le site lorientgrandlarge.org

 



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