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Un proto qui fait des étincelles et des séries en folie !

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Après un superbe départ, à l’anglaise, sous spi, et un joli petit tour de Groix, la flotte des 69 bateaux de la Plastimo Mini 6.50, qui en en a jeté plein les yeux sous le soleil lorientais, a enroulé, sur les coups de 20h hier, la bouée de Bastresses au large de la pointe de Gâvres. Les duos qui s’y sont succédés à un rythme soutenu ont aussitôt renvoyé le pépin et mis le cap sur Penmarc’h. En tête depuis le coup envoi, le nouveau proto 1019, Réseau Etincelle (Leroy/Faron) carbure devant et creuse l’écart avec la meute de ses poursuivants. Dans son sillage, en dépit d’une dizaine de retours au port, la bataille fait rage. Les séries dernier cri ne sont pas en reste et donnent, à l’image du premier d’entre eux, le 979 YC St Lunaire-ARSEP (Dhallenne/Vauchel Camus), 3è au scratch, la mesure de ces Mini 6.50 qui régatent comme s’ils disputaient une course à armes égales en Figaro.

 

Le froid qui a saisi les concurrents cette nuit n’a pas calmé leurs ardeurs. Bien au contraire, les 69 duos sur les rangs ont pour la plupart tiré tous les bénéfices de conditions propices à la glisse, au portant puis au reaching, même si certains ont connu leur lot de galères les obligeant à se dérouter des chemins de la course. Le 618 On The Road Again (Doyen/Avril), après avoir cassé son bout dehors, a rejoint le port de Lorient vers 5 h ce matin. Il était suivi deux heures plus tard par le 551 Bahia Express (Biston/Blayo) qui déplorait une sérieuse avarie au niveau de son safran bâbord. Première course de la saison, cette Plastimo Lorient Mini 6.50 joue son rôle de banc d’essai grandeur nature. Pas étonnant que plusieurs duos - une petite dizaine ce vendredi matin -, victimes de menues avaries, soient obligés de renoncer à poursuivre ce premier parcours de la saison sur la façade Atlantique. Ils pointent l’étrave vers Lorient La Base où l’équipe d’organisation les attend pour les remorquer à bon port.

 

Deux protos et les autres…

Pour les autres la course se poursuit de plus belle dans des conditions qui se révèlent conformes aux prévisions. Les plus rapides vont vite, très vite. Gildas Morvan, directeur de course, note des pointes à 17/18 nœuds dans la nuit. Le dernier proto, sistership du célèbre Magnum signé par l’architecte David Raison - le tout premier des « nez ronds » qui poussent aujourd’hui comme des champignons -, a beau sortir de chantier, il n’en tient pas moins son rang de mini fusée. Crédité d’une belle avance d’une petite dizaine de milles sur le 2è, le 787 Decosail (Pebelier/D’Estais), un plan Manuard de 2010 qui prouve qu’il en a toujours sous le capot, ce solide leader, a entamé sur les coups de midi ce vendredi, le long bord retour, via Belle-Ile à laisser à bâbord, en direction de Penmarc’h.

 

Au regard de l’île d’Yeu...

Derrière, c’est une flotte compacte qui progresse actuellement vers l’île d’Yeu. Dans les rangs, pointe une jolie clique de Maxi 6.50, ces Minis aux lignes arrondies version série qui jouent des étraves avec des prototypes, dont le 950 Porsche (Champion/Marette), plan Lombard de 2018. Derrière le premier d’entre eux, le 951 Fond Apro (Cloarec/Hantzberg), le 1023 Kraken (Hebert/Muzzolini), le 977 Clair’Ocean Sailing (Montecot/Quilfen) ou encore le 1025 Casper (David/Combescure) qui sort lui aussi de chantier via un petit détour par les locaux de MerConcept de François Gabart où son skipper officie comme ingénieur de bureau d’études, n’ont certainement pas dit leur dernier mot. Le premier Pogo 3 Kalisto-Groupe Adre (Andrieu/Andrieu) pointait, lui, à la 12è place ce matin. Mais tous devront cravacher dur pour ne pas se laisser distancer par le solide leader qui prend la poudre d’escampette et affiche déjà un tour de île d’Yeu d’avance. Le derniers routages le voient d’ailleurs en finir vers 3 heures dans la nuit prochaine. Sauf pépin imprévu de dernière minute, ils le créditent d’ores et déjà d’une bel écart sur le gros des troupes attendu à partir de 6 heures au terme de cette Plastimo Lorient Mini 6.50 qui tient toutes ses promesses dans des conditions de « beau temps belle mer » idéales.



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