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IMOCA : ADAPTABILITE ET TRAVAIL POUR UN RETOUR EN COMPETITION

Depuis le 11 mai l'activité du port de Lorient La base ne cesse de s'accroître. Mises à l'eau et sorties en mer rythment à nouveau le quotidien des teams.

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En Imoca, les mots d’ordre sont adaptabilité et travail : deux piliers pour réussir à avancer en cette période mouvante.

Les écuries dont les bateaux étaient déjà prêts à la mi-mars, soit 6 semaines avant le coup d’envoi de The Transat, ont mis à l’eau le 11 mai et repris leur planning… pile à 6 semaines du départ de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne (nouvelle épreuve préparatoire au Vendée Globe). « Le timing reste à peu près le même que celui prévu en mars / avril », confirme David Sineau, team manager d’Initiatives Cœur.

« Le lundi 11 mai a été exactement la même journée que celle du 16 mars : bateau sorti du hangar, préparation des appendices, etc., mais, cette fois, nous sommes allés au bout de la manœuvre ! », s’amuse Maxime Sorel, skipper de V and B – Mayenne.

 

Pour Thomas Ruyant, skipper de LinkedOut, le déconfinement a avant tout été synonyme du « grand plaisir de retrouver toute la team. Le plus dur, pendant ces deux mois, a été de maintenir une dynamique d’équipe et une bonne ambiance. C’était vraiment agréable de se retrouver. »

 

Plannings optimisés

Maxime Sorel (V and B – Mayenne) : « Le bateau était prêt, nous avons donc pu fermer complètement le chantier pendant le confinement et être sereins de ce côté-là.

Ces deux mois à terre ont permis de bien travailler, notamment sur les protocoles de réparation en mer. Ce sont des points essentiels que l’on n’a jamais le temps d’approfondir. J’ai pu me projeter dans le Vendée Globe, me mettre dans la course dès le mois d’avril : un gros plus ! J’en ai aussi profité pour suivre pas mal de formations avec Lorient Grand Large, c’était super intéressant.

Bien sûr, il y a les changements de programme, mais nous avions bien travaillé en 2019, nous reprenons notre planning là où il s’était arrêté : tout va bien. »

 

Pour les équipes qui avaient opté d’avancer les chantiers techniques en mars/avril, là encore tout a été fait pour optimiser ce temps si précieux : « nous avons pris de l’avance sur le chantier prévu cet été : le timing reste serré, ce qui n’a rien d’étonnant une année Vendée Globe, mais complètement jouable », poursuit David Sineau.

« Nous avons travaillé en alternance par demi-équipe, nous avons bien avancé, nous n’aurons pas de chantier d’été à organiser : il ne reste plus qu’à naviguer ! » sourit Thomas Ruyant (LinkedOut).

 

Une VALS au 60e nord pour les IMOCA

« Le programme de substitution mis en place est très bien. Cette première, et dernière, confrontation avant le Vendée Globe va être très intéressante. Le parcours de la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne me plait beaucoup : j’ai vraiment hâte d’y aller ! »,

« C’est génial d’aller aussi nord ! », confirme Maxime Sorel. « Je ne connais pas du tout, ça va être riche d’enseignements… et c’est assez extraordinaire d’aller jusqu’au 60e nord et 60e sud la même année ! »

 

Se réinventer !

Bref, les coureurs sont impatients et heureux de retrouver bientôt la compétition, concentrés sur leurs objectifs sportifs et techniques, ils évitent de parasiter leur préparation avec les incertitudes qui planent : « On n’écoute pas trop les bruits de ponton et on se prépare pour le 8 novembre », lâche fermement Thomas Ruyant.

« Les partenaires sont à fond avec nous, ils souhaitent que ça parte cette année, nous réfléchissons à comment faire évoluer la communication en fonction du format qui sera adopté avec ou sans village… Il faut réinventer le village de demain de toute façon ! », complète Maxime Sorel.

 

Positive attitude, donc !



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