Thomas Ruyant : cette Ocean Race arrive au bon moment

Cette Ocean Race arrive au bon moment


Départ de The Ocean Race Europe - Lorient La Base
Départ de The Ocean Race Europe - Lorient La Base
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Thomas Ruyant, adhérent LGL de la première heure, fait partie des skippers IMOCA engagés sur The Ocean Race. Trois mois seulement après avoir bouclé un tour du monde en solitaire, il est déjà dans les starting-blocks…

 

Comment fait-on pour repartir en course trois mois seulement après avoir bouclé un Vendée Globe ?

« On le fait avec la banane ! J’ai la chance d’avoir un beau bateau de course, je préfère le voir dans l’eau qu’au chantier. Et puis, le format de cette course est super intéressant. On a rarement l’occasion de courir en équipage, c’est un bon moyen de progresser. Je connais bien mon bateau, mais je veux le connaitre encore mieux, et là j’ai un équipage de haut vol qui va m’aider à progresser. C’est aussi une belle occasion pour Morgan Lagravière, mon co-skipper pour la Transat Jacques Vabre, de prendre la mesure du bateau. C’est enfin un beau voyage, surtout dans le contexte actuel, à partager avec tous ceux qui nous suivent. »

 

Côté course…

« Il va y avoir une belle confrontation, car même si nous ne sommes pas nombreux, il y a un beau niveau, avec 5 bons bateaux : j’ai hâte ! Difficile de se fixer un objectif sportif. Nous sommes surtout là pour apprendre et progresser… et si on peut claquer la course, on le fera ! Les 4 autres IMOCA sont tous de très bons bateaux. Les équipages sont entrainés pour la plupart, sauf celui de Louis Burton qui ne connait pas encore son IMOCA, mais ça à l’air d’être un bateau facile à faire aller vite et, connaissant Louis, il va vite s’y mettre ! Nicolas Troussel a une revanche à prendre avec un super équipage, entrainé. Corum est un très bon bateau, surtout dans des conditions de mer plate que nous risquons de rencontrer en Méditerranée. Notre bateau est conçu et équipé pour un tour du monde : nous allons nous adapter ! »

 

3 mois sans naviguer, c’est long !

« Nous avons re-navigué début mai, dans de super conditions, j’étais vraiment content de retrouver mon bateau, de tirer à nouveau sur les écoutes... C’est tôt après un Vendée Globe, mais 3 mois sans naviguer : ça commençait à me manquer ! Cette Ocean Race Europe arrive donc au bon moment ! Je suis ravi d’être de retour sur l’eau. »

 

 

Chantier technique léger

« Il y a plein de choses passionnantes à faire techniquement sur ces engins de course, mais je préfère naviguer... Notre bateau est plutôt bien adapté à la navigation en équipage et il s’agit d’étapes de 3 à 4 jours. Nous n’avons donc pas fait d’adaptation particulière, juste réparé ce qui était nécessaire suite au tour du monde. Une nouvelle version de foils est dans les tuyaux mais ce n’est pas pour tout de suite. On a retaillé quelques voiles, on va pouvoir les tester. Et nous avons fait quelques modifications de ballast à tester également dans la perspective de la Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum. »