Veille de départ


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Hier, mercredi, à de nouveau J-2 d'un départ reporté à vendredi après-midi au plus tôt, les concurrents de la Plastimo Lorient Mini 6.50 prenaient leur mal en patience, heureux que l’organisation maintienne et étoffe son programme, dans l’attente que la météo se précise et que les contours définitifs de la course se dessinent. 

Ils étaient prêts à partir mais devront finalement patienter encore un peu. Un retard de départ n’est jamais anodin et pourrait générer un stress supplémentaire, à la veille de partir pour une première course en Mini 6.50. Pierre Le Roy (n°1019) en témoigne, lui qui avait souffert d’un très long report lors de sa première participation à la Mini Transat, en 2019. Près de trois ans et deux traversées de l’Atlantique plus tard, le plus expérimenté des skippers au départ est désormais plus aguerri : « J’ai un peu l’habitude, je me prépare toujours comme si la course partait à la date de départ, afin de ne pas perdre d’énergie dans les questionnements. Je me prépare, je suis ma routine et je n’adapte ma stratégie et ma météo que dès lors qu’on connaît le programme et le parcours. » Serein, le vainqueur de la Mini 2021 aurait-il des conseils à donner aux nouveaux arrivants ? « Quand on débute, on peut vite être stressé, on a un tas de choses à préparer, concède-t-il. Mais regarder la météo et se faire des noeuds au cerveau revient à la Direction de course, mieux vaut se recentrer sur les éléments qu’on maîtrise : préparer son bateau et se concentrer sur sa navigation. » À croire que le plateau 2022 en a pris bonne note puisque, contrairement à ce que l’on aurait pu penser, au regard de la majorité de bizuths au départ, les concurrents de la Plastimo Lorient Mini 6.50 ne voient pas spécialement de sursis dans le report de la course annoncé mercredi après-midi. « Ça laisse plus de temps pour se préparer, voire un peu trop… » regrette presque Léo (n°533). « Je suis un peu déçu car je navigue sur mon bateau depuis un an et demi, j’aurais bien aimé aller naviguer un peu dans le vent fort pour essayer de faire la différence », avoue Hugo (n°889), tandis qu’Émilie (n°591) relativise : « On s’adapte, quand on fait de la voile c’est le jeu de la météo. On a plus de temps pour cogiter mais pas forcément de stress supplémentaire. » « Ça me laisse plus de temps pour me préparer mentalement et être le plus en phase possible avec mon bateau pour le départ » abonde Vicky (n°552). Aucun stress donc, que de l’excitation, mais la flotte reste unanime : le départ ne pouvait se faire dans de telles conditions, la sécurité de tous primant sur l’envie d’aller en découdre. Un aspect qui était d’ailleurs au coeur du programme de mercredi, avec le traditionnel briefing météo et de rappels des procédures - entre autres - de secours.

Briefing sécu et pot des coureurs maintenus 

Car le programme d’avant-course restait, lui, inchangé. Les coureurs se sont donc retrouvés en fin de journée à la Cité de la Voile Eric Tabarly, pour un premier bilan des contrôles de sécurité par Jean-Noël Tourin, président du Comité technique, avant que n’entrent en scène un pilote de la flottille 24F de Lann-Bihoué - dédiée à la surveillance maritime - et un représentant de Plastimo - spécialiste du matériel de sécurité embarqué. En plein contexte de tempête, il était d’autant plus essentiel de rappeler les bonnes conduites à adopter en cas de sauvetage en mer, présentation du matériel et percussion d’un radeau de survie à l’appui. Christian Dumard, consultant météo, et Yves Le Blevec, Directeur de course ont clôturé ce rendez-vous avant d’inviter les coureurs à se rassembler pour la photo officielle puis assister au pot des coureurs organisé au Comptoir Groix et Nature. De quoi finir la journée sur une note plus festive, en présence de Ronan Loas, Vice-président de Lorient Agglomération, qui a tenu à adresser ses voeux aux nouveaux venus : « Bienvenue à tous au coeur de la Sailing Valley, un territoire unique en France en termes d’industries et d’activités nautiques. Nous sommes très fiers aujourd’hui d’accueillir cette course à laquelle de nombreux jeunes et de nombreuses femmes participent. La voile est  un sport fabuleux qui allie parfaitement technologie de haut niveau, compétence humaine, réflexion et innovation. Bienvenue au pays de Lorient, préparez vous à ce que le plan d’eau remue un peu ! » En attendant d’aller se faire secouer, les coureurs ont été conviés à un moment de partage d’expérience avec d’anciens participants de la Mini Transat, ce jeudi après-midi à l’auditorium de la Cité de la Voile. Prochain rendez-vous pour les 140 Ministes : vendredi 10h pour le briefing de course afin de connaître les détails du programme et du parcours retenus.